Résumé de Symphonie pastorale de André Gide

Résumé de Symphonie pastorale de André Gide
Un pasteur marié d'un petit pays du Jura tient un journal. Il recueille chez lui la jeune Gertrude, aveugle de naissance. Pendant plusieurs années, le pasteur fait au mieux pour élever cette pauvre jeune fille. Jusqu'au jour où il comprend qu'il est amoureux d'elle. Jacques, son fils, a deviné les sentiments de son père à l'égard de Gertrude. Le problème : il est lui-même amoureux de la jeune fille. Un roman d'amour et de raison.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 10:34

Resumé: Etranger de Albert Camus

Resumé: Etranger de Albert Camus
Le narrateur, Meursault, employé de bureau à Alger, apprend que sa mère est morte, dans un asile. Il va l'enterrer sans larmes, et sous un soleil de plomb qui ne fait qu'augmenter son envie d'en finir avec la cérémonie. De retour à Alger, il va se baigner et retrouve une ancienne collègue, Marie. Ils vont voir un film comique au cinéma, et elle devient sa maîtresse. Un soir, Meursault croise Salamano, un voisin, et est invité par Raymond, un autre voisin de palier. Ce dernier, ancien boxeur, lui raconte sa bagarre avec le frère de sa maîtresse, et lui demande d'écrire une lettre qui servira sa vengeance. Quelques jours plus tard, Raymond se bat avec sa maîtresse et la police intervient. Meursault accepte de l'accompagner au commissariat.
Invité par Raymond à passer un dimanche au bord de la mer dans le cabanon d'un ami, Masson, Meursault s'y rend avec Marie. Après le repas, les hommes se promènent sur la plage et rencontrent deux Arabes, dont le frère de la maîtresse de Raymond. Ils se battent et Raymond est blessé. De retour au cabanon, Meursault le tempère et lui prend son revolver, pour lui éviter de tuer. Reparti seul sur la plage, il retrouve par hasard le frère, qui sort un couteau. Assommé par le poids du soleil, il se crispe sur le revolver et le coup part tout seul; mais Meursault tire quatre autres coups sur le corps inerte.
Meursault est emprisonné. L'instruction va durer onze mois. Il ne manifeste aucun regret lorsqu'il est interrogé par le juge, aucune peine lorsque son avocat l'interroge sur les sentiments qui le liaient à sa mère. Le souvenir, le sommeil et la lecture d'un vieux morceau de journal lui permettent de s'habituer à sa condition. Les visites de Marie s'espacent.
Le procès débute avec l'été. L'interrogatoire des témoins par le procureur montre que Meursault n'a pas pleuré à l'enterrement de sa mère, qu'il s'est amusé avec Marie dès le lendemain et qu'il a fait un témoignage de complaisance en faveur de Raymond, qui s'avère être un souteneur. Les témoignages favorables de Masson et Salamano sont à peine écoutés. Le procureur plaide le crime crapuleux, exécuté par un homme au coeur de criminel et insensible, et réclame la tête de l'accusé. L'avocat plaide la provocation et vante les qualités morales de Meursault, mais celui-ci n'écoute plus. Le président, après une longue attente, annonce la condamnation à mort de l'accusé.
Dans sa cellule, Meursault pense à son exécution, à son pourvoi et à Marie, qui ne lui écrit plus. L'aumonier lui rend visite, malgré son refus de le rencontrer. Meursault est furieux contre ses paroles, réagit violemment et l'insulte. Après son départ, il se calme, réalise qu'il est heureux et espère, pour se sentir moins seul, que son exécution se déroulera devant une foule nombreuse et hostile.

# Posté le mercredi 26 juillet 2006 10:27

L'amour

L'amour
Trente ans passés sur le chemin des roses
C'était hier, pourtant tant de choses ont changé
La vie, les gens, nous, les choses
Des tas de souvenirs qu'il a fallu ranger

Depuis ce temps, chacune des heures
De toutes ces nuits, de tous ces jours
Je les ai vécues au jardin du bonheur
Où s'épanouissent les fleurs que l'on appelle amour

Avec le temps qui nous impose ses ingratitudes
Elles changent de nom et deviennent tendresse
Le coeur s'installe dans une douce quiétude
Et c'est sur la joue ou le front que parvient la caresse

Ce qui fut naguère, incendie flamboyant
Devient feu qui couve sous la cendre
Mais bien qu'assoupi, il est le plus brûlant
Et j'ai pour toi chérie, les pensées les plus tendres

# Posté le mardi 25 juillet 2006 08:30

L'amour:faut-il se mefier de l'amour?

L'amour:faut-il se mefier de l'amour?
Ce qui importe ici, c'est plus ce que la chose est que ce qu'elle signifie: en effet c'est des effets de l'amour dont il faudra éventuellement se mefier. Ce qu'il est, détermine donc ses conséquences Mais toute chose a un devenir passé qui l'a faite ce qu'elle est: la détermination de la chose exige donc une enquête sur sa génèse, sa constitution, qui permettrait ici de connaître l'amour tel qu'en lui-même et de déduire de cette connaissance ses conséquences : ce sont donc les causes physilogiques ou raisons psychiques de l'amour qu'il faut mettre à jour.
comme le passé n'est plus, et comme la génèse de l'amour est un processus qui précède l'amour, l'est par des hypothèseq qui poseront dessous le phénomène amoureux une cause ou une raison qu'on tentera de répondre à la question:
-qu'est-ce qui pousse, quelle est la force productrice du sentiment amoureux?
Le désir de l'absolu, de la pleinitude d'être, est ce qui nous pousse à aimer successivement ce qui participe selon son niveau d'être, sa densité, à la forme éponyme (qui donne son nom à), la forme:beauté. Le même mouvement parce qu'il chasse l'absolu dépasse chaque niveau de réalité et lui préfère ce qui a plus d'êtr;, plus de réalité sans pour cela mépriser ce qui en avait moins mais permis son esssor. La beauté de tous les corps a fait pour ainsi dire signe vers les belle âmes, les belles âmes vers les belle actions, les belles actions vers la beauté éternelle, comme autant d'étapes vers une densité d'être telle que la chose, identique à elle-même, peut alors entrer en relation avec l'autre sans que soit menacée son identité.
Elle court, des pas de l'amour vers l'objet de son amour. Mais qu'est ce qui la fait courir?
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# Posté le mardi 25 juillet 2006 08:21

Le courage

Le courage
Par une soirée du mois de mars, en 1989, quelques jeunes gens marchaient bruyamment dans la rue de l'École-de-Médecine.

Arrivés devant une porte cochère, ils se dirent adieu, éclatèrent d'un rire épais, firent quelques grosses plaisanteries, se serrèrent la main plus fort que quand on se la serre avec plaisir, puis l'un d'eux entra dans la maison.

– Bonsoir, vieux ! lui crièrent ceux qui s'en allaient.

– Édouard n'a jamais été si gai que ce soir, se disaient-ils entre eux.

– Il est gai, parce qu'il est fort, dit le plus philosophe de la troupe.

– Si on choisissait sa destinée, je choisirais cette destinée-là, dit un second personnage.

– Les anges ont éternué à sa naissance, dit-on encore.

– Quand l'argent ne va plus, il se console avec sa pipe, et fait bien, ajouta un malin de profession.

– Quelqu'un l'a-t-il vu triste ? demanda une dernière voix, qui ne voulait pas rester muette dans le concert.

Et toutes les voix répondirent : Non.

Celui qu'on louait ainsi, Édouard Castagnou, montait lentement deux étages. Pour un homme gai, il marchait bien lourdement : la gaieté va toujours vite. Cependant, ne nous hâtons pas de juger. Ses camarades doivent le connaître mieux que moi.

Le voilà devant la porte de sa chambre : voici l'instant décisif, car il est seul. Nous allons bien savoir s'il est heureux : il est seul. (Je le regarde, il est vrai ; mais j'ai ce privilège épouvantable du narrateur, le privilège de voir et de n'être pas vu.)

Édouard tire une clef de sa poche, la met dans la serrure, et l'y laisse un instant. On dirait qu'il hésite à ouvrir. Mais je ne puis le croire : suivons-le.

Il pousse sa porte. Le voilà dans sa chambre, sans lumière. Cependant il jette un coup d'oeil rapide derrière la porte et autour de lui, comme un homme qui chercherait ou qui serait cherché.

Sa chambre est obscure. Je vais user de mon droit d'observateur pour toucher sa main qui cherche maladroitement sur la cheminée une allumette.

Sa main est froide, non pas comme le marbre de la cheminée qu'il touche, mais autrement. Si je touche le marbre de la cheminée, je me refroidis la peau. Si je touche la main d'Édouard, elle me glace le sang.

Voilà la bougie allumée. À quel homme avons-nous affaire ?

Il est grand et fort, circonstance fâcheuse peut-être, car elle a pu augmenter son aplomb extérieur. Beaucoup de gens, je le crois, ont été préservés de mille folies par leur petite taille et leur maigreur, qui leur inspirent, en certaines circonstances et en face de certaines gens, une sorte de timidité salutaire.

Édouard est grand et fort. Il a l'air habitué au commandement. Mais il y a dans son oeil quelque chose de flottant et d'indécis. Il regarde partout et ne regarde nulle part. Le voilà qui s'assied d'un air inquiet. Il est dans sa chambre, et on dirait qu'il n'est pas chez lui. J'en conclus qu'il fait le maître quand il est chez les autres.

Il se relève. Va-t-il se coucher ? Non. Il prend sa bougie, et regarde sous son lit, après s'être consulté un moment, comme s'il faisait un effort.

Décidément je ne comprends plus.

Est-ce un coupable ? La figure des coupables peut avoir trois expressions : la froideur, le repentir ou le remords.

Quand le coupable est indifférent, il a une froideur dont rien ne donne l'idée.

Quand le coupable se repent, sa physionomie se prépare à se calmer. On sent qu'il marche vers la tranquillité. Le repentir, quelque déchirant qu'il puisse être, apaise ; les choses qui sont dans l'ordre du bien pacifient, même quand elles déchirent.

Quand le coupable n'a que des remords, il offre aux yeux la raideur du désespoir. Si le repentir, qui contient l'espérance, rafraîchit, même quand il désole, le remords, qui contient le désespoir, agite et glace, même quand il réduit sa victime à un état de calme apparent. Les choses qui sont dans l'ordre du mal, troublent même quand elles immobilisent.

Le remords, par sa froideur, touche souvent à l'indifférence. Il s'en distingue par sa brutalité. L'indifférence est plus polie.

Édouard ne se repent pas ; son oeil est dur, fixe et sec. Il n'a pas l'indifférence aisée de l'homme qui se dit : « Tout ce que j'ai fait est bien fait », car ses mouvements sont saccadés.

A-t-il un remords ? peut-être. Il est si lourd sur sa chaise ! Il porte sans doute un poids énorme. Je sens, à la profondeur de son abattement, que cet homme rit souvent et très haut, mais qu'il n'a pas le droit de rire ; qu'il ne pleure jamais, mais qu'il aurait le droit de pleurer. Il est accablé ; oui, mais il n'est pas tout entier là. Je ne devine pas tout. Cet homme doit se résumer dans un mot, et ce mot m'échappe encore. Je regarde et j'attends. Il ne fait rien ; rien, c'est bien vide. Il a l'air d'inspecter, et j'ai froid en le contemplant. Il promène autour de lui ses regards comme s'il attendait quelqu'un, et cependant je sens qu'il n'attend personne, ou s'il attend quelqu'un, ce quelqu'un-là ne doit pas venir. Si ce quelqu'un venait, je sens que j'aurais peur. Peur ! voilà le mot que je cherchais. Je l'ai trouvé, comme on trouve tant de choses, quand j'ai regardé en moi, oubliant le dehors.

Édouard a peur, car j'ai froid. S'il avait peur des voleurs, s'il avait peur d'un danger, je n'aurais pas froid en le regardant. La peur qu'il a, c'est la peur froide ; toutes les créatures humaines, armées pour le défendre, s'assembleraient là autour de lui, sans le rassurer.

On frappe à la porte, il se retourne et souffle sa bougie.

Je ne me suis pas trompé, il s'est retourné brusquement. Il a peur ; mais il n'a pas peur de celui qui frappe à sa porte : celui-là n'est que l'occasion. Celui dont Édouard a peur ne fait aucun bruit. Et si, par extraordinaire, il pouvait entrer, je crois qu'il pourrait entrer sans frapper.



Le surlendemain, deux amis d'Édouard causaient ainsi :

– Hier soir, à onze heures, j'ai frappé à sa porte ; il n'a pas répondu.

– C'est qu'apparemment il n'était pas chez lui.

– Pardon, j'ai vu sa lumière par le trou de la serrure, et sa lumière s'est éteinte.

– Est-ce qu'Édouard devient fou ?

– Cet homme-là se meurt, vois-tu, mon cher, car voilà trois mois qu'il ne s'est battu.

– J'ai entendu parler de sa dernière affaire ; mais je n'étais pas à Paris. Conte-moi l'aventure.

– La voici. Édouard se promenait bras dessus bras dessous avec un Anglais qui lui dit : « Mon garçon, je connais votre réputation. Vous êtes crâne, comme on dit en France ; mais vous avez trouvé votre maître. Je suis plus crâne que vous. » Édouard répondit : « C'est ce que nous verrons. »

Tous deux sortaient de table et avaient bien déjeuné.

– Voici, mon garçon, poursuivit Édouard, ce que je vous propose. Je lance cette pièce en l'air : Pile ou face. Pile ? Je vous brûle la cervelle : Face ? C'est vous qui me la brûlez.

– Accepté, dit l'Anglais.

La pièce retomba, Édouard la releva sans la moindre émotion

– Face, dit-il. Camarade, vous allez me brûler la cervelle. Ce sera drôle. J'ai chez moi un pistolet tout neuf, quelque chose d'excellent. Vous allez l'essayer, et par testament, je vous le lègue. S'il est bon, vous continuerez à vous en servir.

Ils allèrent chez Édouard ; ils chargèrent le pistolet, puis Édouard alluma un cigare, en offrit un autre à son camarade ; tous deux fumèrent. En fumant, Édouard disait :

– J'ai un conseil à vous demander : à ma place, est-ce dans la bouche ou dans l'oeil que vous appliqueriez le pistolet ?

– Dans l'oeil, dit l'Anglais.

– Eh bien, dit Édouard, quand vous voudrez.

Et il s'appliqua le pistolet sur l'oeil, présentant la détente à son camarade.

Cependant l'Anglais, un peu moins ivre qu'une heure auparavant, prit une attitude théâtrale et dit :

– Il ne faut pas que la crânerie française périsse, et tu la représentes bien. Ami, tu es un vrai crâne, un bon, un vieux, un raffiné. Je veux que tu vives. Buvons à la santé de la crânerie un verre de château-margaux. Et puis changeons de pari. Le premier que nous trouvons dans la rue, je lui demande ses oreilles ; s'il me les refuse, je le tue. Toi, tu en fais autant au second qui se présente. Et nous verrons qui de nous deux aura tué le premier et le plus gentiment son homme.

– Très bien, dit Édouard. J'aime la lame ; je ne serais pas fâché de faire avaler un pouce de fer à quelqu'un pour me dégourdir le poignet.

Édouard n'aurait jamais osé dire : « J'aime le sang. »

Ils sortent. L'Anglais aborde un passant et lui dit :

Monsieur, voudriez-vous me faire le plaisir de me donner vos oreilles ?

– Très volontiers, monsieur, répond le passant, d'un air agréable. Ayez seulement la bonté de passer à mon hôtel dans deux heures. J'aurai l'avantage de vous les remettre.

Et il donna sa carte.

Deux heures après, l'Anglais se rendit à l'endroit indiqué où il trouva son homme. Mais son homme, après lui avoir attaché ses deux mains derrière le dos, lui donna le fouet, deux heures durant. Quand il fut fatigué de frapper, il prit l'Anglais par la peau du col, comme un chien, et le jeta par la fenêtre. Il demeurait à l'entre-sol. L'Anglais n'eut que des contusions.

Quant à Édouard, il aborda, lui, un jeune homme élégant et lui fit la demande convenue.

Le jeune homme, qui se nommait, si j'ai bonne mémoire, Émile, au lieu d'appeler un sergent de ville, se troubla. Il n'avait pas vécu dans le monde des duellistes, et ne savait ce que cela voulait dire.

– Se trompait-il ? dit l'interlocuteur.

– Là n'est pas la question, poursuivit celui qui racontait. Ce qu'il y a de certain, c'est qu'Édouard ne lâcha pas son homme, sut où il demeurait, connut ses habitudes, le vit le lendemain entrer dans un café, y entra après lui, et, devant ses camarades attablés près de M. Émile ***, lui cracha à la figure.

Le rendez-vous fut pris. On devait se trouver à Vincennes le lendemain matin, et on s'y trouva. L'arme choisie était le pistolet.

Au premier coup d'Édouard, Émile tomba frappé d'une balle dans la tête. Il ne mourut que dans la soirée. Voilà l'aventure, mon cher ; voilà le dernier duel d'Édouard.



À l'heure de la consultation, Édouard se trouvait dans le cabinet de M. ***, médecin célèbre. Ils causaient depuis fort longtemps, et les malades, dans le salon d'attente, s'impatientaient.

– Monsieur, dit le docteur, votre cas est des plus extraordinaires. Je réfléchirai, je causerai avec mes confrères. Voici, pour le moment, mon avis : voyagez, changez toutes vos habitudes. Je vous interdis Paris et surtout votre chambre. Je vous défends d'y rentrer ce soir. Partez aujourd'hui. Écrivez-moi dans deux jours. Je veux savoir si les phénomènes se sont reproduits dans les conditions nouvelles où vous vous trouverez. Je vais réfléchir, étudier, consulter, et, dès que j'aurai une lettre de vous, je vous répondrai.
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# Posté le dimanche 23 juillet 2006 13:41

Modifié le dimanche 27 mai 2007 09:29